dimanche 9 novembre 2014

Arrecife, capitale de Lanzarote

Pas grand intérêt à cette petite ville, mais elle a le mérite d'être une "vraie" ville, avec des "vrais gens", ce qui n'est pas souvent le cas aux Canaries, où beaucoup sont construites pour les touristes ou dénaturées. 

Le charco San Gines


L'église San Gines (le patron de Lanzarote)


Le marché petit mais super (fruits et légumes locaux, plein de fruits exotiques d'ici, on est très au sud !) de la plaza de las palmas


Vue du castillo

Au sud d'Arrecife, on voit les cônes volcaniques et à leur pied des maisonnettes blanchies à la chaux. 

Couchers de soleil

Sur la marina

Une centaine de bateaux attend ici, comme dans tous les ports des Canaries, la bonne météo pour traverser l'Atlantique, normalement pas avant le 15 novembre. Nous sommes stupéfaits du nombre de bateaux qui traversent. C'est comme l'ascension du Kili, qui se fait à la queue leu leu !






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mercredi 5 novembre 2014

Tanger - Arrecife / Lanzarote

Et voilà, on a fait notre première "grande traversée". 4 jours et 12h en mer. 
C'était bien, et très varié : bon vent, pas de vent, vent arrière, debout et travers, voile, spi, moteur, belle houle, mer hachée, mer calme, soleil, nuages, pluie... Pas de tempête, pas d'orage, pas de mer déchaînée. Ouf. 
On s'est sentis au cœur de l'océan, alors que ce n'est pas encore tout à fait le cas. On a vu des tas de dauphins, dont toute une bande d'une cinquantaine qui nous a tenu compagnie pendant une bonne heure en nous offrant un spectacle de sauts, un poisson volant a atterri sur le pont (mais on l'a retrouvé le matin), des passereaux ont fait une pause sur le pont. On a vu de beaux couchers et levers de soleil, le ciel infini parcouru de nuages en tous genres, la mer au clair de lune (presque pleine)... On a senti la puissance de l'océan et de ses vagues. 
Par contre Alphonse a eu 39 de fièvre pendant 3 jours. Et on a déchiré le spi et tordu un chandelier. 
On est arrivés cette nuit à 2 h. On a eu 30 nœuds toute l'après-midi, de travers puis debout. On gitait beaucoup et la mer était de plus en plus grosse. De gros nuages noirs s'amoncelaient dans le ciel et la pluie est tombée à plusieurs reprises. On a renoncé à aller au magnifique mouillage de Graciosa dans ces conditions, quel dommage, et à son charmant port, trop petit pour y entrer de nuit avec ce vent. Vers 22h, avant de s'engager dans le chenal entre les 2 îles, on a donc bifurqué sur Arrecife, la capitale de Lanzarote. On était crevés après ces derniers miles, encore un petit effort pour 4 heures supplémentaires ! Quel bonheur d'arriver au port et de dormir au calme sur une eau plate...







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Départ anticipé

Vendredi 30 octobre

La météo ce matin annonce une dépression qui arrive sur le détroit et le nord du Maroc mardi prochain, ainsi qu'une grosse houle demain. Bref, il faut partir rapidement pour ne pas se faire coincer. Branle-bas de combat, on doit régler la capitainerie et les formalités douanières avant de quitter le port, faire de dernières courses, ranger le bateau. 
On aurait adoré passer une journée de plus à explorer cette ville vibrante, manger un tagine comme nous l'avions prévu avec Loya. Mais tant pis. Ce sont les affres de la météo marine qui nous bloque ou nous oblige à partir plus tôt que prévu. On fera la route avec Loya jusqu'à Graciosa, on s'est programmé des points radio 2 fois par jour. 4 à 5 jours de nav'. Un peu impressionnant. Du coup, on n'aura pas eu la nuit de stress précédant le grand départ !
Le départ a été mouvementé avec une mer très agitée, des creux de 2 à 3 m et 30 nœuds de vent arrière. 
Au moment où j'écris, 16h40, la mer est plus calme, le vent moins fort, 20 nœuds, notre allure est assez confortable. Alphonse a l'air de s'être remis de son mal de mer. Cyril va prendre une douche car il est tout salé des 2 vagues qu'il s'est pris sur la figure. Je suis dans la cabine, au chaud. Loya est toujours en vue devant nous. 




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vendredi 31 octobre 2014

Tanger

Arrivée sur la grande place devant le port, on sent l'empreinte de la France...

Entrée dans la médina 


Cafeé avec wi-fi. Alphonse fait comme les locaux : il regarde le documentaire à la télévision !

Promenade dans les rues



Déjeuner sur la place du 9 avril avec Loya (ici Stéphane Charlotte et Lola)

Visite du musée archéologique de la Casbah, dans un magnifique palais


Qui contient une superbe mosaïque romaine

Thé à la menthe au café Haffa



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jeudi 30 octobre 2014

Gibraltar - Tanger

Yes ! On a traversé le détroit !
Hier on a quitté La Linea sous les nuages
 
Au loin c'est un peu noir

Mais on voit la côte africaine

Allez, on y va !
Bye bye Gibraltar !

Il ne fait pas chaud

À hauteur de Tarifa, le vent forcit, 25 à 30 nœuds. Heureusement il n'y a pas vraiment de mer et on a le vent au portant. 

On quitte l'Europe...

La houle, même faible, ne réussit pas à Alphonse...

Traversée du détroit, le vent est de plus en plus fort, on arrive à près de 40 nœuds (force 8), mais la houle ne dépasse pas 2 m, et on est toujours au portant. On fait des pointes à 9 nœuds ! Liber est super, se comporte très bien, on se sent en sécurité. C'est un bon test avant de traverser l'Atlantique.

 

On arrive à Tanger vers 16h, on est ravis de notre traversée et d'arriver sur un nouveau continent. 

À l'arrivée au port, un homme nous fait des signes : il nous indique où nous amarrer : à couple de 5 autres bateau, entre un ferry et un bateau pilote ! La marina toute petite est pleine. On est au port de pêche, la houle entre un peu, heureusement on a l'étrave dans le vent. 

Le quai est au bout là ! On doit passer sur 5 autres bateaux pour aller à terre !

Nos copains de La Linea, Stéphane, Charlotte et leur fille Lola (13 ans) arrivent juste après nous. Le temps d'attendre les douaniers, d'aller au commissariat, d'accueillir un nouveau bateau (le huitième !) de jeunes surfeurs bretons et c'est déjà la nuit. On va dîner avec l'équipage de Loya, qui compte en plus un jeune couple de Belges en bateau stop. Comme il est déjà tard, on se contente du bouiboui du port de pêche : crevettes grillées et poisson frit. 

Ce matin, vue des 8 bateaux à couple, on a dû bouger pour laisser sortir celui auquel nous étions amarrés. 





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mardi 28 octobre 2014

Peut être demain

Bon, on n'est pas partis ! 
Le détroit n'a pas très bonne réputation, alors ce matin en voyant le ciel noir de nuages on s'est dégonflés. Pas envie de se taper des orages (gros risque). 
On ira peut-être demain à Tanger pour attendre l'anticyclone de la fin de la semaine. 



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lundi 27 octobre 2014

Maroc ?

Il est rigolo le rocher de Gibraltar avec sa chevelure



La marina hier-soir 

C'est sûrement notre dernier jour ici. Les supers conditions pour traverser sont annoncées pour samedi. Alors on va d'abord traverser le détroit pour éviter une se faire brasser par le vent (effet venturi) et les vagues, et on attendra le jour J à Rabat. D'où on ira aux Canaries. 
On n'est pas les seuls. Hier on a découvert le ponton 12 (on est au 10) avec tous les bateaux français, dont la moitié sont des familles ! Alphonse était fou de joie ! Il a joué pendant une heure avec les uns et les autres. Il y en a un certain nombre qui font comme nous et partent à Rabat aujourd'hui ou demain. 
Aujourd'hui on va chercher du gasoil à Gibraltar (à 0,7 €, ça vaut le coup) et on ira au mouillage pour partir à 2h de la marée demain-matin, vers 8h30. Il faut environ 30h pour arriver à Rabat (150 miles)



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jeudi 23 octobre 2014

Gibraltar, son rocher, ses singes...

Aujourd'hui nous avons traversé la frontière (oui oui, on nous a contrôlé les passeports) à vélo. 
Nous avons emprunté Main street, rue piétonne, donc interdite aux cyclistes, qui commence à Grand Casemate place

Main street



Il est toujours aussi étonnant d'entrer dans cette enclave anglaise en plein territoire espagnol, où ils parlent un drôle de mélange des 2 langues, voir plus, mangent des fish & ships et des tapas. 

Nous avons pris le téléphérique pour grimper sur le Rocher. 
Un singe de Barbarie et son petit étaient déjà à l'arrivée !

Oh la belle vue ! (Derrière la piste d'atterrissage, la Linea )


Nous sommes à 8 miles de la côte marocaine 

Pour redescendre, nous avons pris les "escaliers méditerranéens", très escarpés et très longs... Mais très beaux !



Alphonse a été super et n'a même pas râlé. 


Cyril un peu !..


Enfin ! Une construction ! On arrive !




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